Colloque 14 octobre 2014 – L’évaluation face aux changements globaux

La croissance de la puissance technique induit des modifications manifestes et inquiétantes de la biosphère appelant à envisager différemment les impacts des techniques nouvelles. La problématique de l’évaluation est à réinterroger dans ce cadre où vulnérabilités (des écosystèmes, des sociétés, des personnes), impératif de soutenabilité et exigence de responsabilité collective deviennent notre paysage commun. Ce colloque prend acte des limites et dérives contemporaines de l’évaluation (des techniques, des actes, des hommes) – essentiellement quantitative, centrée sur le concept de risque, locale et causaliste, normalisante – et cherchera à poser quelques bases pour un renouveau des pensées évaluatives.

PRÉSENTATION ET PROGRAMME

INFORMATIONS ET INSCRIPTIONS : evaglo@free.fr

Selon différentes perspectives, le concept d’évaluation sera donc mis à l’épreuve.

Dans une première session, nous montrerons quels sont les implicites épistémologiques et anthropologiques de l’évaluation classique. Entre l’évaluation des techniques, des actes et des hommes, un invariant se dessine, celui de la normalisation ou de la standardisation. Lorsque la « machine évaluative » devient gouvernement par les chiffres, « une nouvelle manière de donner des ordres et de faire de la politique sans en avoir l’air », comment retrouver les traces de la démocratie, du pluralisme, d’une pensée non-standard laissant ouvert le champ des possibles ?

Dans une deuxième session, le concept d’évaluation sera mis à l’épreuve des enjeux globaux et de la complexité biologique. Du fait de la grande complexité des systèmes naturels, vouloir prédire les conséquences des innovations techniques sur la biosphère prise globalement parait illusoire. L’humanité faisant partie de cette biosphère, il est crucial d’arriver à produire des moyens permettant une évaluation des effets induits par ces perturbations sur le fonctionnement de la biosphère, à un niveau global. Un tel objectif impose un changement radical du mode de questionnement. A la volonté de prévoir quelle réponse peut entraîner tel acte, on substitue celle, vis-à-vis d’un système naturel et social complexe pris comme tel, de connaître le « niveau d’organisation » avec lesquels on interfère, sans chercher à deviner la forme des réponses engendrées par cette interférence. Ceci amène nécessairement à réexaminer, dans cette perspective, la notion même d’organisation, ce qui est une question essentiellement philosophique puis transdisciplinaire, et pose la question des possibilités d’une évaluation globale.

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