[Intervention] Journée autour des travaux de Anne-Françoise Schmid – 23 septembre 2014

La philosophie générique au coeur des sciences contemporaines, une journée autour des travaux de la philosophe Anne-Françoise Schmid, le 23 septembre 2014 (8h00-18h30), Mines-ParisTech. Léo Coutellec fera une intervention sous le titre « L’objet intégratif à l’épreuve de la maladie d’Alzheimer ».

Télécharger le programme complet ici

Des concepts mathématiques à l’obésité, les sciences contemporaines remettent en cause l’ambition de « synthèse » des disciplines. Non seulement les objets ne se prêtent pas à des définitions standard, mais les sciences contemporaines manifestent que les convergences de perspectives disciplinaires ne permettent pas non plus d’assurer un point de vue théorique unifié, mais seulement des trajectoires particulières et multiples. Elles trouvent en revanche des nouvelles logiques de découpage, de réarticulation et d’invention de concepts. Cette journée permettra d’aborder comment ces logiques ont permis à différentes disciplines, dont la philosophie, de travailler à la mise en lumière des opérations qui permettent l’ouverture d’un espace générique : c’est-à-dire un espace qui ne dépend pas d’une seule discipline et qui est condition d’une nouvelle mise en relation des concepts d’humain et de sciences. Le travail philosophique d’Anne-Françoise Schmid met ainsi au centre les concepts de modèles, de simulations, d’hypothèses, et de mesure, pour montrer qu’en dehors de la tension entre faits et théories ces opérations permettent d’ouvrir un espace générique à la fois créatif et tenant compte des hétérogénéités. La façon de faire la science, les organisations, les espaces de création doivent prendre en compte ces formes de généricité. La philosophie d’Anne-Françoise Schmid conduit aussi à une réflexion politique sur les façons de partager des savoirs entre disciplines mais aussi entre savoirs scientifiques et savoirs « populaires » (par exemple les savoirs des patients). Ce travail croise les recherches qui portent sur les conditions de conception, de production et de gestion de ces objets non synthétisables, insaisissables. Ainsi l’épistémologie générique s’articule à une éthique comme science des frontières disciplinaires. L’enjeu est de prendre en compte des questions scientifiques majeurs comme « Alzheimer », « climat », « cancer », ainsi que les nouveaux objets créés par les sciences, qui échappent à une vision synthétique et qui se déplacent en permanence.

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